samedi 10 décembre 2011

cochon qui s'en dédit !

J'ai pas mal travaillé sur le scan des diapositives des dernières années avant le passage au numérique mais la qualité des pellicules est si mauvaise sur cette période que je peine à trouver quelques images à mettre sur le site, je vais quand même basculer 1998 et 1999 ce soir mais ne soyez pas impatients : le serveur va mettre un peu de temps à les indexer et en plus c'est moche :'-(
On finira l'année en évoquant des bonne choses : le cochon, qui est pour moi le symbole absolu de la convivialité et le whisky qui aide à refaire le monde, la nuit, avec les copains...

Un beau jambon, du fromage, du pain frais et un coup de rouge à partager : je ne connais rien de meilleur. Certains rêvent d'une rollex, eh bien mon premier investissement de cinquantenaire sera dans une patte de cochon !




Il se trouvera bien, parmi les lecteurs, quelqu'un pour se souvenir de ces nuits, passées à parler interminablement de nos amours et de la révolution tout en siphonant des hectolitres de "grant's" ou de "famous grouse"... Aujourd'hui je suis un peu monté en game et le whisky accompagne la méditation...

  



   Old pulteney 12 ans, trop subtil pour moi
    
Après un speyside comme le Glenfarclas, on pouvait sans crainte passer à un whisky des highlands du nord comme le Old Pulteney, la boutreille dégustée corespond au single malt de base de la distillerie: le 12 ans.
La dame du comptoir irlandais me l'a vendu comme son préfféré, "vous ne serez pas déçu"... eh bien si ;-(
On a bien affaire à un malt de bonne qualité, assez fin, un soupçon de tourbe, pas de fumée, pas de dominante de sherry... mais c'est bien le problème : tout y est si subtil qu'on se demande si on a pas rêvé...

S'il faut tout de même en dire quelque chose : un fond de sherry très doux, des aromes de prune,de coing et des notes de caramel salé qui durent et font une finale assez douce et agréable.
Donc pas grand chose à lui reprocher, si ce n'est la frustration d'avoir affaire à un whisky trop intelligent pour moi (!).
Bref je remballe mes 38 euros pour acheter quelque chose dont je pourrais me souvenir ...







Comme il se pourrait bien que je mette un peu de temps avant de repasser par ici, je profite de ce billet pour souhaiter de joyeuses fêtes à tout le monde... et je vous donne rendez-vous en 2012 où on ne laissera passer aucune occasion de se taper sur la panse !

mercredi 16 novembre 2011

l'hiver s'en vient

Un rayon de soleil sur le jardin et la très nombreuse progéniture des poules qui piaille dans la cour pourrait faire croire que c'est le printemps. Mais non, il faut ramasser les pommes et rentrer du bois pour la cheminée.
En prévision d'une longue pause j'ai "hiverné" l'outillage de maçonnerie : la bétonneuse est dans la grange et les truelles passées au chiffon gras. Juste un petit plaisir, débâcher le pignon du pigeonnier qui séchait à l’abri depuis quelques semaines.

Le résultat est encore loin de la perfection mais le rendu de l'enduit est quand même meilleur. C'est encourageant.



L'actualité de saison étant plutôt morose j'ai eu l'idée de rajouter une rubrique "whisky", histoire de vous faire partager mes dégustations, dont le rythme c'est un peu accéléré depuis l'arrêt du tabac...

Ayant eu l'occasion de gouter un "simple" Glenfarclas de 12 ans, aimablement rapporté par JFD d'une escapade albionnaise, je pensais faire une affaire en plaçant 35 euros dans cette version "héritage 1995 45°".
Las ! du premier j'aurais dit qu'il était plaisant, élégant et rond avec un nez assez marqué par le sherry mais ne masquant pas quelques subtilités (agrumes, noisette) et une finale très agréable (chocolat?). Et bien pour cette version c'est la même chose... mais en moins bien !
Les 2 degrés suplémentaires semblent avoir effacé toute subtilité, il nous reste un speyside assez quelconque, c'est à dire pas de tourbe ni de fumée, juste du sherry et de l'alcool. Donc pour inaugurer notre rubrique Whisky vous aurez deux conseils pour le prix d'un :

Glenfarclas 12 ans 43° : foncez
Glenfarclas heritage 1995 45°: fuyez

Bonne semaine à tous(tes) !

lundi 31 octobre 2011

propos d'hiver

On m'a fait remarquer que je prenais du retard à l'édition... la certitude d'avoir au moins un lecteur (une lectrice) est de nature à redonner du cœur à l'ouvrage !

Donc, après avoir été très pris par mon boulot (ce qui ne me procure aucune fierté !), me voilà maintenant aux prises avec le milieu médical, ce qui favorise plus le retour réflexif et la méditation que l'ardeur au bricolage...
Pas de grandes nouveautés pour ces vacances donc, juste une petite sortie culturelle à Rouen, son gros horloge, ses maisons à colombages et son musée d'art moderne où l'on peut voir quelques œuvres remarquables, certes.
Mais j'avoue que ce que j'ai préféré, c'est la cour intérieure...



Le suprême de pintade eût été magnifié par ces œuvres monumentales ! mais je suis un indécrottable démocrate : nous avons donc mangé une salade au concombre sur une terrasse à bobos... hélas.

Pour les visiteurs du serveur familial, dont je rappelle l'adresse :   http://rogoffbussy.dyndns.org , les photos de l'année 1996 sont disponibles.
Bonne semaine à tous (tes) !

dimanche 9 octobre 2011

Bricole

Peu de nouveautés en ce moment, la rentrée s'éternise et le boulot m’accapare... pour un feignant dans mon genre c'est très pénible !
Une seule chauffe de four donc, ces dernières semaines, pas très réussie car je voulais absolument éviter d'enfourner le pain trop tard comme la fois précédente : résultat, cette fois-ci c'était trop cuit !

Dur aussi d'enchainer les opérations sur le bon timing ; faire la pâte à pizza, la pâte à pain, chauffer le four, préparer les garnitures... etc, c'est trop à gérer d'un seul coup pour ma petite tête !!
Comme je le disais dans le précédent billet, faute de pouvoir pratiquer intensivement , je cogite donc sur les accessoires et les trucs pour simplifier la vie de l’apprenti fornier...

1) la chambre de pousse

L'idée c'est que si on maitrise la température on peut allonger ou raccourcir le temps de la levée, ce qui évite de cavaler dans tous les sens pour être prêt en même temps que la pâte.
J'ai donc sorti de la grange notre premier meuble de cuisine, qui prenait la poussière depuis plus de vingt ans.

Un petit bricolage de lampes et boîtes de conserve relié à un thermostat et une sonde PT 100...


Le meuble installé près du four, on voit bien le fil de la sonde au milieu.


La régulation est installée dans la partie non chauffée (à droite)


Les étagères d'origine ont remplacées par un modèle qui permet la circulation de l'air


les premiers essais sont prometteurs le meuble se stabilise assez vite à la température choisie. Bon évidemment ça ne marche que pour chauffer, si je veux refroidir cet été ça va être plus compliqué ^^

2) la pelle à enfourner multi-têtes

Pour pouvoir préparer plusieurs pizzas en même temps et ne pas avoir à les déplacer sur la pelle à enfourner j'ai confectionné cette pelle : on prépare la pizza sur le plateau, on clip le manche pour enfourner et on redonne le plateau à garnir... premiers essais concluants.


La pelle de gauche est présentée vue de dessous, remarquer la rainure qui permet de la bloquer sur le manche...

3) le bloc à buée

les tests de machine à buée n'ayant pas donné satisfaction je me suis rabatu sur un modèle bien plus simple : ce bloc avec anneau de transport que je laisse dans le fond du four. Il suffit, après l'enfournement, de l'arroser avec un petit pulvérisateur à main (en mode jet) pour faire un bon gros nuage de vapeur...


Et ce sera tout pour aujourd'hui, j'espère bien avoir le temps de refaire une cuisson pour vous raconter ça dans le prochain billet ...
Bonne semaine à tous(tes) !

dimanche 2 octobre 2011

Saïgon, Saïgon ...

Allongé sur le dos, je mets une bonne minute à identifier le bruit qui me broie les tempes. Le vieux ventilateur Marelli qui se balance au dessus du lit tourne ses pales dans l'air poisseux comme le Kitchen-Aid dans la pâte à crêpe... Saïgon...

Ben voilà, après les rigueurs de l'hiver la canicule est de retour, 30°C, c'est irrespirable. Il a pourtant fallu s'y coller : le dernier pignon du pigeonnier à enduire avant de s'approcher trop de l'hiver. La météo étant ce qu'elle est, j'ai travaillé constamment sous la bâche, ça gâche un peu  le plaisir d'être dehors.
Mais bon, c'est fini, on peut maintenant tranquillement observer comment va se comporter l'enduit au fil des saisons.


Sinon le boulot m'accapare trop en ce moment pour avoir le temps de m'occuper du four. J'en profite pour travailler sur tous les petits détails qui compliquent la vie du "fornier" amateur : une chambre de pousse pour mieux maitriser la préparation de la pâte, le problème de l'enfournement des pizzas, le problème du "coup de buée", etc.
Bref plein de petits casse-têtes et donc plein de petits bricolages à vous présenter dans les prochains billets... si j'arrive enfin à me dégager un peu de temps pour avancer !!

En attendant bonne semaine à tous(tes) et hydratez-vous !

lundi 19 septembre 2011

Pain

Je n'ai pas pu résister à faire une petite chauffe ce weekend, histoire de tester mon thermomètre et de vérifier comment se comporte le four.
J'ai commencé les hostilités avec un allumage "top-down", ou comment balayer en 10 minutes quarante années de certitudes incendiaires !



Ensuite  je suis monté tranquillement en température, pendant 3 heures, jusqu'à la pyrolyse. Le temps de retirer les braises, de passer la balayette et de laver la sole avec l'écové  (linge humide), la température est tombée à 345°C.
Le four est resté porte fermée pendant 1 heure pour amener le thermomètre à 270 °C, grave erreur : le temps de préparer les pains, de grigner et d'enfourner, la température a trop baissé. Il faisait tout juste 200 °C après avoir refermé la porte. En Résumé :
- 21 heure, 350 °C
- 22h15, 270 °C
- 23h45, 200°C
- 01h15, 185 °C
- 10h45, 110°C
- 11h30, 100°C
- 16h00, 87°C
- 20h45, 70°C. Fin des mesures !



Le pain n'a donc pas assez levé, sûrement à cause de la température trop basse et du manque d'humidité dans le four ( la croute est très dure). En revanche on peut retenir quand même quelques points positifs : le système de hotte a confirmé son efficacité, le thermomètre est très pratique ( la sonde K est rapide et précise ), la courbe descend assez doucement et devrait permettre d'enchaîner plusieurs préparations.

Mais la récréation est terminée, il faut retourner au boulot ! bonne semaine à tous (tes)  ...

vendredi 16 septembre 2011

fumisterie

Ouh lààà ... c'est la rentrée et je n'ai même pas eu droit à un cartable neuf... la rentrée avec son temps de chiotte, un peu moite et toutes les petites gâteries que notre ministre nous a concoctées pendant l'été.
C'est devenu un jeu entre lui et nous : il doit trouver chaque année de nouvelles astuces pour nous pourrir la vie et chaque année (avec l'aide de ses sous-fifres), il se surpasse.
Bon, j'avoue, je suis un peu vert de ne pas avoir pensé le premier au principe de la classe virtuelle. Un truc tout simple pourtant, il suffit d'imaginer un groupe d'élève qui ne sont jamais ensembles, qui sont justes dispatchés dans les autres classes où il y a des chaises de libres : quelques uns iront faire des maths dans la classe A pendant que d'autres suivront le français avec la classe B...etc, etc. Et tant pis si les élèves de la classe virtuelle ne préparent pas le même diplôme que ceux de la classe où ils "squattent" : les profs savent très bien faire 2 cours en même temps ( ça c'est une invention déjà ancienne, c'est la "pédagogie différenciée").

Mais plus que la classe virtuelle, ce que j'ai préféré dans les gadgets de la rentrée 2011 c'est la nouvelle circulaire sur les sorties scolaires, un vrai régal ! allez je ne résiste pas...

 
 


Cette circulaire pourrait aussi s'intituler " comment se tirer une balle dans le pied", le but, à peine caché, étant de rendre la vie impossible aux enseignants (du public)et de faire un maximum de cadeaux au privé et aux entreprises de transports.



ça commence, bien sûr, par clamer haut et fort le contraire de se qu'on va faire réellement :

"Les déplacements des élèves lors des sorties et voyages scolaires participent à la mission éducative des établissements (...)  Les nombreux bénéfices retirés par les élèves de ces expériences éducatives et pédagogiques doivent inciter les établissements à organiser ces déplacements."

on pose des conditions :

"Il est recommandé que la sortie ou le voyage scolaire concerne de préférence une classe entière accompagnée par un ou plusieurs de ses professeurs (...)"

on complique les conditions :

"Les élèves qui ne participent pas à une sortie à caractère facultatif doivent pouvoir bénéficier de l'enseignement devant leur être normalement dispensé."

Bon, et comment on fait pour accompagner une sortie et faire cours à ceux qui ne veulent pas y aller ??  rassurez-vous tout et prévu :

"Le décret n° 2005-1035 du 26 août 2005 relatif au remplacement de courte durée des personnels enseignants dans les établissements d'enseignement du second degré pose le principe selon lequel le remplacement des absences des enseignants d'une durée inférieure ou égale à deux semaines est organisé par protocole dans l'établissement.
Ce dispositif s'applique notamment lorsque les cours ne peuvent pas être assurés du fait de l'absence des enseignants accompagnateurs à l'occasion d'une sortie ou d'un voyage scolaire. Les modalités du rattrapage de ces cours doivent être étudiées dans le cadre de ce protocole."

Traduction : si des profs veulent accompagner une sortie ils doivent d'abord se débrouiller pour se faire remplacer.

Bon, allez, on a trouvé des collègues sympas qui font garderie, maintenant il faut financer notre sortie :

"Les sorties scolaires obligatoires sont gratuites et sont donc prises entièrement en charge par l'établissement.
Les sorties scolaires facultatives peuvent bénéficier d'un financement provenant de différentes sources, qui sont les suivantes :
- les crédits alloués par l'État : crédits pédagogiques ou dotations d'aide aux projets ;
- les aides attribuées par les collectivités territoriales ;
- les contributions du foyer socio-éducatif (FSE) au collège, de la Maison des lycéens (MDL) au lycée ou d'autres associations de type loi 1901. Elles sont versées à l'établissement sous forme de dons préalablement approuvés par le conseil d'administration de l'établissement ;
- les apports d'entreprises privées : les entreprises privées peuvent contribuer au financement d'un déplacement dans la mesure où cet apport n'est pas assorti d'une obligation publicitaire ;
- les ressources propres de l'établissement : un établissement peut financer sur ses ressources propres ou en mobilisant le fonds de roulement (...)."

Voilà ce que le ministre appelle un "large éventail de sources de financement" !!  Ça fait sérieux ça hein ! sauf que ça n'a ni queue ni tête : les établissement n'ont pas de fonds propres : ils dépendent d'une subvention de fonctionnement, versée par la région et qui permet juste de payer le chauffage et l'électricité. Toutes les autres suggestions de notre bon ministre reviennent à une seule : aller gratter à toutes les portes et pleurer pour une subvention (par les temps qui courent bon courage !!).
Le comble de l'hypocrisie étant de laisser croire que la Maison des Lycéen pourrait contribuer !! je rappelle que la MdL st une association de lycéens qui n'a même pas le droit de réclamer une cotisation à ses membre et qui n'a quasiment plus aucune ressource depuis que les distributeurs de boissons sont interdits dans les lycées ( encore une bonne idée de ministre ).

Mais ne nous laissons pas abattre ! on va faire au moins cher, en utilisant les véhicules personnels où ceux de l'établissement pour diminuer les coûts....   ben en fait non :

"En tout état de cause, il n'appartient pas aux enseignants, au regard de leurs obligations statutaires, de conduire des véhicules, que ceux-ci soient personnels, de location ou de service."

Et voilà, ce bon gros gâteau, qui risquait d'échapper aux sociétés de transport, leur a été rendu.

Je n'ai retranscrit qu'une petite partie de la circulaire et des milles tracasseries qu'elle inflige aux malheureux qui essaient encore de sortir les élèves des établissements, pour ceux qui veulent boire le calice jusqu’à la lie :

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57074

Et pour qu'il soit bien clair que le but ultime est de saboter le travail des fonctionnaire le texte précise :

"la présente circulaire (...) s'applique uniquement aux établissements publics d'enseignement du second degré (il est rappelé en effet que, s'agissant des établissements d'enseignement privés sous contrat, le directeur de l'établissement a pour seule obligation d'informer l'autorité académique des dates et de la durée des sorties et voyages scolaires)."   ite missa est !!


Trêve d'aigreurs, passons aux nouvelles du four. Je n'ai pas eu vraiment le temps d'affiner ma technique de chauffe mais les premiers essais ont révélé que la fumée était plus gênante que prévu (voir billet précédent).

Étant donné la météo je n'ai donc pas organisé de vraie "pizza party", de crainte de transformer les invités en jambons fumés, seuls Jak, son fiston et les intimes de "La Jeannette" ont servis de cobayes pour le moment, avec un stoïcisme admirable.
Pour limiter leurs souffrances (et faire accessoirement cesser les sarcasmes sur le petit rhume noir d'okilélé  ;-)) , je me suis donc attelé à la confection d'un collecteur de fumée, amovible, qui vient se placer devant la gueule de M. Four pendant la phase de chauffe :


Un seul essai pour le moment mais prometteur. J'ai aussi fait l’acquisition d'un thermomètre qui devrait permettre de mieux comprendre les caractéristiques du four et de commencer les essais de pain ...
Vivement les vacances !!!
Bonne fin de semaine à tous(tes).