Après le weekend à la fête du Bio il est temps de faire le point sur les chantiers...
Tout d'abord la barrière du champ qui est enfin reposée, presque comme avant, avec son grillage anglais et son système de fermeture à loquet.
Ensuite le crash-test de l'entrée de four montée à la terre. Il y a eut une assez forte rétractation au séchage et des fissure importantes sont apparues. J'ai rebouché celle de la "clé de voute" à la barbotine et laissé les autres en l'état. Il semble que la terre colle mieux que prévu : rien n'a bougé au démontage du gabarit.Je me suis donc amusé à charger un peu la voute...
ici avec 45Kg de charge
Le sort en est jeté je reste donc sur ma première idée de monter tout à la terre. Je pense juste façonner légèrement les briques en V pour améliorer la répartition des forces.
En attendant je prépare la suite en traçant une jolie voute en ellipse selon la méthode dite "de la ficelle" :
Dans le prochain billet, promis-juré, on attaque les choses sérieuses !!
La vie, pas forcément aventureuse, du petit peuple de la ferme : les ROGOFF de Bussy.
dimanche 22 mai 2011
dimanche 15 mai 2011
La fête de la bio
Cette année la fête de la Bio avait lieu dans l'Orne, à Saint Mars d'Egrenne, à cette occasion et selon une coutume désormais bien établie les habitants de "la ferme" se sont joints à ceux de "la jeannette" pour un weekend au grand air.
Tous les ingrédients sont réunis :
Et en plus il faisait beau ! mais on n'en a jamais assez, alors vivement les vacances ;-)
Bonne semaine à tous, j'essaierai de glisser un petit billet pour vous donner des nouvelles du four avant samedi prochain...
Tous les ingrédients sont réunis :
| un gîte bucolique | de joyeux convives |
| quelques explications techniques | une promenade éducative |
| le ravitaillement chez les Courtault-Tardieux | un peu de tourisme dans le Domfrontais |
Et en plus il faisait beau ! mais on n'en a jamais assez, alors vivement les vacances ;-)
Bonne semaine à tous, j'essaierai de glisser un petit billet pour vous donner des nouvelles du four avant samedi prochain...
lundi 9 mai 2011
au boulot...
Les vacances sont finies, le soleil nous a laissé à peine le temps de "dés-hiverner" la piscine gonflable dont la
lamentable dépouille déshonorait la pelouse depuis déjà plusieurs années... l'affaire n'est pas finie : le premier
remplissage partiel a fait apparaître au moins une quinzaine de trous ! mais nous y reviendrons...
Retour sur le four : la couche terre-paille ayant fait mine de sécher j'ai étalé une couche terre-sable (rapport 2/1) sur laquelle j'ai posé ma sole en plaquette en essayant cette fois d'aprocher la perfection sur les niveaux, il ne sera plus possible d'y revenir.
Je passerai plus tard un léger coup de disqueuse pour gommer les petites irrégularités.
Pour l'instant je planche sur la voute d'entrée, je pense en effet depuis un moment déjà que la terre n'aura pas une adhérence suffisante pour faire tenir les briques, d'où l'alternative suivante : soit je fais une entorse à mes principes et je colle la voute au ciment comme tout le monde, soit je retaille les briques en "V" pour que la voute soit autoporteuse.
Pendant que la sole sèche tranquillement j'ai fait un montage test de la petite voute pour évaluer le potentiel de la terre, donc on aura un début de réponse très bientôt ! Si tout s'écroule je ne manquerait pas de faire une photo...
En attendant, retour à la dure réalité du monde du travail, bonne semaine à tous(tes) !
jeudi 5 mai 2011
vacances à Séville
Que de retard ! première entorse majeure à la règle du billet hebdomadaire mais il y aura beaucoup de nouveautés cette semaine pour compenser.
Petite semaine de vacances à Séville donc, une des rares villes d’Espagne où nous n'avions pas encore posé nos sacs.
Eh bien je vous le dit tout de suite : ça vaut vraiment la peine. la Séville historique, lovée dans une courbe du Guadalquivir, est un monde en soi : il est tout à fait possible de passer la semaine sans sortir de ce rêve andalou où l’Espagne semble s'émerveiller d'elle-même.Tout y est, les fastes de la chrétienté à son apogée, le raffinement de l'architecture arabe et la musique gitane... tout s'y côtoie dans une harmonie et une douceur de vivre qui ne semble pas factice.
Je ne m'étendrai pas sur les principaux sites touristiques de la ville, la cathédrale et son clocher mauresque, le palais de l'Alcazar et ses jardins...etc, on trouve tout ça dans les guides.
Ce qui fait le charme incomparable de Séville pour moi, ce sont des instants, des petites scènes du quotidien qui m'ont amusé, étonné, charmé. Des moments où je me suis dit "ça n'arrive pas ailleurs"...
Nous avons assisté au début de la semaine de la "feria" : toute la ville est de sortie, l'alcool coule à flots, des
groupes de jeunes se forment sur les trottoirs (chacun est arrivé avec des sacs remplis de bouteilles), les gens
déambulent avec des "verres" d'un litre de mojito à la main... Et tout ça se déroule dans un calme et une bonne humeur absolue : on croise des personnes âgées sur leur 31, des sevillanes en robe de flamenco, de très jeunes enfants... et pas une seule trace de vomissure, pas une épave qui cuve dans un coin.
Retour de feria vers 1h30 du matin : fou rire général dans le bus, causé par 2 hommes un peu éméchés qui n'arrivent pas à comprendre s'ils vont ou non dans la bonne direction, tout le monde rit, eux aussi. Là encore, pas de trace d'agressivité, chacun essaie d'aider.
Toujours retour de feria, descendus du bus nous avons aussi fini par nous perdre... Fatiguée de marcher Léna hèle un taxi, celui-ci nous emmènera jusque chez nous et refusera d'être payé pour la course...
Ballade au hasard des centaines de places qui ponctuent l'enchevêtrement des ruelles : des enfants jouent sous la surveillance de quelques prostituées... j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça dans un film.
Tapas en terrasse dans un bar chic, le vigile essaie de dissuader 3 gitans d'importuner les clients, quelques minutes plus tard il ne peut s'empêcher de chanter avec eux.
Promenade nocturne, claquement sec des fers sur le pavé, un groupe de cavaliers "qui surgit hors de la nuit" en habit de "don diego de la vega", passe tranquillement...
Voilà, je ne sais pas si ces quelques scénettes arriveront exprimer mes impressions mais il règne dans cette ville un climat de tranquillité que je ne crois pas avoir déjà rencontré. Les images du folklore sont permanentes et sont intriquées dans le quotidien: la sevillane en robe et peigne dans les cheveux, le Monsieur en costume d'apparat qui se rend aux arènes (avec son coussin dans un sac), ne sont pas là pour la photo.
Bref, j'ai eu vraiment, le temps de cette semaine, le sentiment étrange et agréable d'être "ailleurs" !
Petite semaine de vacances à Séville donc, une des rares villes d’Espagne où nous n'avions pas encore posé nos sacs.
Eh bien je vous le dit tout de suite : ça vaut vraiment la peine. la Séville historique, lovée dans une courbe du Guadalquivir, est un monde en soi : il est tout à fait possible de passer la semaine sans sortir de ce rêve andalou où l’Espagne semble s'émerveiller d'elle-même.Tout y est, les fastes de la chrétienté à son apogée, le raffinement de l'architecture arabe et la musique gitane... tout s'y côtoie dans une harmonie et une douceur de vivre qui ne semble pas factice.
Je ne m'étendrai pas sur les principaux sites touristiques de la ville, la cathédrale et son clocher mauresque, le palais de l'Alcazar et ses jardins...etc, on trouve tout ça dans les guides.
Ce qui fait le charme incomparable de Séville pour moi, ce sont des instants, des petites scènes du quotidien qui m'ont amusé, étonné, charmé. Des moments où je me suis dit "ça n'arrive pas ailleurs"...
Nous avons assisté au début de la semaine de la "feria" : toute la ville est de sortie, l'alcool coule à flots, des
groupes de jeunes se forment sur les trottoirs (chacun est arrivé avec des sacs remplis de bouteilles), les gens
déambulent avec des "verres" d'un litre de mojito à la main... Et tout ça se déroule dans un calme et une bonne humeur absolue : on croise des personnes âgées sur leur 31, des sevillanes en robe de flamenco, de très jeunes enfants... et pas une seule trace de vomissure, pas une épave qui cuve dans un coin.
Retour de feria vers 1h30 du matin : fou rire général dans le bus, causé par 2 hommes un peu éméchés qui n'arrivent pas à comprendre s'ils vont ou non dans la bonne direction, tout le monde rit, eux aussi. Là encore, pas de trace d'agressivité, chacun essaie d'aider.
Toujours retour de feria, descendus du bus nous avons aussi fini par nous perdre... Fatiguée de marcher Léna hèle un taxi, celui-ci nous emmènera jusque chez nous et refusera d'être payé pour la course...
Ballade au hasard des centaines de places qui ponctuent l'enchevêtrement des ruelles : des enfants jouent sous la surveillance de quelques prostituées... j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça dans un film.
Tapas en terrasse dans un bar chic, le vigile essaie de dissuader 3 gitans d'importuner les clients, quelques minutes plus tard il ne peut s'empêcher de chanter avec eux.
Promenade nocturne, claquement sec des fers sur le pavé, un groupe de cavaliers "qui surgit hors de la nuit" en habit de "don diego de la vega", passe tranquillement...
Voilà, je ne sais pas si ces quelques scénettes arriveront exprimer mes impressions mais il règne dans cette ville un climat de tranquillité que je ne crois pas avoir déjà rencontré. Les images du folklore sont permanentes et sont intriquées dans le quotidien: la sevillane en robe et peigne dans les cheveux, le Monsieur en costume d'apparat qui se rend aux arènes (avec son coussin dans un sac), ne sont pas là pour la photo.
Bref, j'ai eu vraiment, le temps de cette semaine, le sentiment étrange et agréable d'être "ailleurs" !
dimanche 17 avril 2011
peinture
Peu de nouveautés cette semaine, juste un peu de maçonnerie sur le pilier droit de la barrière du champ.
En prévision de la pose de la nouvelle barrière, j'ai entrepris de nettoyer un peu le grillage qui recouvrait
l'ancienne : ce noble vestige du débarquement allié de juin 1944 mérite bien un coup de peinture avant de repartir pour une deuxième carrière...
Grillage anglais :
vue plus romantique de l'atelier peinture :
C'est bientôt les vacances... bon courage à ceux qui bossent et que les autres profitent du beau temps !
En prévision de la pose de la nouvelle barrière, j'ai entrepris de nettoyer un peu le grillage qui recouvrait
l'ancienne : ce noble vestige du débarquement allié de juin 1944 mérite bien un coup de peinture avant de repartir pour une deuxième carrière...
Grillage anglais :
vue plus romantique de l'atelier peinture :
C'est bientôt les vacances... bon courage à ceux qui bossent et que les autres profitent du beau temps !
dimanche 10 avril 2011
Les affaires reprennent !
Maintenant que le soleil a l'air de vouloir s'attarder un peu j'espère pouvoir avancer le four, à vrai dire je ne
m'attendais pas à des temps de séchage aussi longs : 5 semaines pour la première couche !
Voici donc la deuxième couche, dite "de solidité" avec un mélange terre-paille à 1 pour 1, j'en ai profité pour affiner un peu les niveaux et mettre un peu de pente vers l'avant (1%).
Le mélange est très agréable à travailler, il se met en forme facilement et se lisse à la taloche.
Eh oui "que ça" !! la construction en argile est une école de patience petits scarabées !
Bonne semaine à tous(tes).
m'attendais pas à des temps de séchage aussi longs : 5 semaines pour la première couche !
Voici donc la deuxième couche, dite "de solidité" avec un mélange terre-paille à 1 pour 1, j'en ai profité pour affiner un peu les niveaux et mettre un peu de pente vers l'avant (1%).
Le mélange est très agréable à travailler, il se met en forme facilement et se lisse à la taloche.
Eh oui "que ça" !! la construction en argile est une école de patience petits scarabées !
Bonne semaine à tous(tes).
lundi 4 avril 2011
truelle et taloche
Avec la météo qui va, qui vient, il a fallu re-bâcher correctement le chantier.
Malgré les précautions prises je n'ai pas pu tenir les délais : entre la fabrication du mortier (6 bétonnières), la pose de la bâche, les différents montages-démontages de l'échafaudage et l'enduit proprement-dit, tout le weekend y est passé.
Voici donc une image faite pendant la réalisation de cet enduit à la chaux aérienne de pur style "Maisons Paysannes de France": c'est la fin de la pierre apparente qui ne séduit plus que les parisiens en mal de d'ambiance "rustique".
La partie pignon étant très irrégulière je ne me suis pas risqué à essayer de la lisser, elle est donc simplement grattée avec le champ de la truelle. Sur la partie arrière du poteau (pas encore enduite sur la photo) j'ai tenté de lisser l'enduit entre les pierres de tailles, on verra le résultat après séchage. il faut bien s'entrainer sur quelque chose ...
Et maintenant il n'y a plus qu'à attendre que ça sèche... Alors j'espère bien, dans le prochain billet, pouvoir vous donner des nouvelles du four... bonne semaine à tous(tes) !
Malgré les précautions prises je n'ai pas pu tenir les délais : entre la fabrication du mortier (6 bétonnières), la pose de la bâche, les différents montages-démontages de l'échafaudage et l'enduit proprement-dit, tout le weekend y est passé.
Voici donc une image faite pendant la réalisation de cet enduit à la chaux aérienne de pur style "Maisons Paysannes de France": c'est la fin de la pierre apparente qui ne séduit plus que les parisiens en mal de d'ambiance "rustique".
La partie pignon étant très irrégulière je ne me suis pas risqué à essayer de la lisser, elle est donc simplement grattée avec le champ de la truelle. Sur la partie arrière du poteau (pas encore enduite sur la photo) j'ai tenté de lisser l'enduit entre les pierres de tailles, on verra le résultat après séchage. il faut bien s'entrainer sur quelque chose ...
Et maintenant il n'y a plus qu'à attendre que ça sèche... Alors j'espère bien, dans le prochain billet, pouvoir vous donner des nouvelles du four... bonne semaine à tous(tes) !
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